Informations sur le Big Data

Le phénomène Big Data

L’explosion quantitative des données numériques a obligé les chercheurs à trouver de nouvelles manières de voir et d’analyser le monde. Il s’agit de découvrir de nouveaux ordres de grandeur concernant la capture, la recherche, le partage, le stockage, l’analyse et la présentation des données. Ainsi est né le « Big Data ». Il s’agit d’un concept permettant de stocker un nombre indicible d’informations sur une base numérique. Selon les archives de la bibliothèque numérique de l’Association for Computing Machinery (ou ACM) dans des articles scientifiques concernant les défis technologiques à relever pour visualiser les « grands ensembles de données », cette appellation est apparue en octobre 1997.

Le Big Data, c’est quoi ?

Littéralement, ces termes signifient mégadonnées, grosses données ou encore données massives. Ils désignent un ensemble très volumineux de données qu’aucun outil classique de gestion de base de données ou de gestion de l’information ne peut vraiment travailler. En effet, nous procréons environ 2,5 trillions d’octets de données tous les jours. Ce sont les informations provenant de partout : messages que nous nous envoyons, vidéos que nous publions, informations climatiques, signaux GPS, enregistrements transactionnels d’achats en ligne et bien d’autres encore. Ces données sont baptisées Big Data ou volumes massifs de données. Les géants du Web, au premier rang desquels Yahoo (mais aussi Facebook et Google), ont été les tous premiers à déployer ce type de technologie.

Cependant, aucune définition précise ou universelle ne peut être donnée au Big Data. Etant un objet complexe polymorphe, sa définition varie selon les communautés qui s’y intéressent en tant qu’usager ou fournisseur de services. Une approche transdisciplinaire permet d’appréhender le comportement des différents acteurs : les concepteurs et fournisseurs d’outils (les informaticiens), les catégories d’utilisateurs (gestionnaires, responsables d’entreprises, décideurs politiques, chercheurs), les acteurs de la santé et les usagers.

Le big data ne dérive pas des règles de toutes les technologies, il est aussi un système technique dual. En effet, il apporte des bénéfices mais peut également générer des inconvénients. Ainsi, il sert aux spéculateurs sur les marchés financiers, de manière autonome avec, à la clé, la constitution des bulles hypothétiques.

L’arrivée du Big Data est maintenant présentée par de nombreux articles commeune nouvelle révolution industrielle semblable à la découverte de la vapeur(début du 19e siècle), de l’électricité (fin du 19e siècle) et de l’informatique (fin du 20esiècle). D’autres, un peu plus mesurés, qualifient ce phénomène comme étant la dernière étape de la troisième révolution industrielle, laquelle  est en fait celle de « l’information ». Dans tous les cas, le Big Data est considéré comme une source de bouleversement profond de la société.

Big Data : l’analyse de données en masse

Inventé par les géants du web, le Big Data se présente comme une solution dessinée pour permettre à tout le monde d’accéder en temps réel à des bases de données géantes. Il vise à proposer un choix aux solutions classiques de bases de données et d’analyse (plate-forme de Business Intelligence en serveur SQL…).

Selon le Gartner, ce concept regroupe une famille d’outils qui répondent à une triple problématique dite règle des 3V. Il s’agit notamment d’un Volume de données considérable à traiter, une grande Variété d’informations (venant de diverses sources, non-structurées, organisées, Open…), et un certain niveau de Vélocité à atteindre, autrement dit de fréquence de création, collecte et partage de ces données.

Les 3 V du Big Data : volume, variété et vitesse

Les évolutions technologiques derrière le Big Data 

Les créations technologiques qui ont facilité la venue et la croissance du Big Datapeuvent globalement être catégorisées en deux familles : d’une part, les technologies de stockage, portées particulièrement par le déploiement du Cloud Computing. D’autre part, l’arrivée de technologies de traitement ajustées, spécialement le développement de nouvelles bases de données adaptées aux données non-structurées (Hadoop) et la mise au point de modes de calcul à haute performance (MapReduce).

Il existe plusieurs solutions qui peuvent entrer en jeu pour optimiser les temps de traitement sur des bases de données géantes à savoir les bases de donnéesNoSQL (comme MongoDBCassandra ou Redis), les infrastructures du serveur pour la distribution des traitements sur les nœuds et le stockage des données en mémoire :

La première solution permet d’implémenter les systèmes de stockage considérés comme plus performants que le traditionnel SQL pour l’analyse de données en masse (orienté clé/valeur, document, colonne ou graphe).

La deuxième est aussi appelée le traitement massivement parallèle. Le Framework Hadoop en est un exemple. Celui-ci combine le système de fichiers distribué HDFS, la base NoSQL HBase et l’algorithme MapReduce

Quant à la dernière solution, elle accélère le temps de traitement des requêtes.

Source : https://www.lebigdata.fr/definition-big-data

Quel avenir pour le numérique dans la santé ?

La santé au sens large est une préoccupation majeure de nos concitoyens. Le candidat François Hollande en avait fait un « projet » phare, un « symbole du pacte qui unit les Français ». Atteindre cet objectif exige « l’indispensable modernisation du système de santé », via la télésanté et le numérique.

L’ancien président du conseil général de Corrèze avait pu se convaincre de la nécessité de créer de véritables dynamiques autour de projets de santé territoriaux qui favorisent « l’articulation de l’offre sociale, médico-sociale, hospitalière et de ville », « repensée de manière intégrée ».Mieux prévenir, mieux guérir et mieux garantir était le titre de la tribune de trois de ses conseillers de campagne – Fleur Pellerin, devenue ministre, Alain Rousset, président de l’Association des régions de France, et Jean-Marie Le Guen, député de Paris – parue dans Libération du 11 avril 2012. Ils y regrettaient que les discours volontaristes des cinq dernières années n’aient enclenché « l’indispensable modernisation du système de santé ».

L’ambition : « Faire de la France un leader mondial de la télésanté »

Cet échec nous pénalise tous lourdement et les acteurs du numérique et de la santé que nous sommes en assument leur part de responsabilité, car le retard français dans ces secteurs stratégiques s’aggrave, alors qu’ils sont créateurs de valeur ajoutée et représentent un grand atout pour la France.
Nous avions pourtant affiché de fortes ambitions il y a bientôt six ans, dès février 2007, par la voix de la présidente de la commission Galien : « Faire de la France un leader mondial de la télésanté ». L’année suivante, cette ambition avait gagné tout le secteur numérique dans un rapport publié par Syntec Numérique sous l’égide du Medef : Faire de la France un leader de l’économie numérique ; puis détaillé par la chambre professionnelle dans son Livre blanc Télémédecine 2020 : faire de la France un leader du secteur en plus forte croissance de la e-santé, remis à Mme Marisol Touraine, lors du salon HIT (Health Information Technologies) 2012.Sans doute avons-nous voulu aller trop vite, négligeant le temps de la nécessaire pédagogie auprès des utilisateurs, de la concertation avec les acteurs du terrain et celui de l’acculturation par les décideurs publics. Nous pensions que nous étions compris alors que nos discours autour des approches et solutions numériques (SaaS, Cloud Santé…) sont trop souvent abscons et que les innovations suscitent des craintes, chez les opérateurs et les usagers.
Pour faire sortir de l’ornière cette « filière au potentiel économique considérable », et enclencher une dynamique vertueuse pour cet « aggiornamento » des professions du numérique en santé, nous devons d’abord prendre en compte, pour contribuer à l’amélioration des soins, la problématique de leur coordination qui en constitue le cadre structurant. Il faut pour cela travailler en amont avec tous les acteurs de la chaîne de soins sur leurs expressions respectives de besoins.
Avec une vision plus claire de l’agenda, des enjeux et des besoins en matière d’échanges de données et de partage de ressources, il sera possible de leur proposer des solutions numériques et des outils de communication permettant d’adresser techniquement leurs problématiques métiers dans le cadre général de la coordination des soins.
Ainsi pourra aboutir la consultation à trois (le médecin, son patient et Internet) de la « médecine numérique », avec ses outils spécifiques qui facilitent le partage et l’échange des informations patients, l’accès aux informations médicales les plus récentes et la collaboration pluridisciplinaire autour d’un diagnostic.
Les outils et solutions numériques que se seront appropriés les professionnels de santé seront alors perçus pour ce qu’ils sont : un levier indispensable de modernisation du monde de la santé qui répond à des exigences de qualité, d’efficience et d’accessibilité pour assurer la permanence et la coordination des soins, en établissement ou à domicile.
L’outil numérique doit être compris comme un outil de « reengineering », brique essentielle de la transformation du système de santé. Conçu ainsi, il participe à la réinvention des métiers liés aux soins et au médico-social qu’il contribue à valoriser et devient alors un formidable vecteur de croissance.
Aussi, il faudra prendre en compte les interrogations sur le dossier médical personnalisé (DMP), victime de son statut d’objet hybride. Elles nous apprennent que les solutions imaginées, organisationnelles ou technologiques, doivent toujours être perçues comme la réponse à un besoin métier qui cherche les moyens de sa concrétisation.
Des stratégies gagnant-gagnant faisant l’objet d’un consensus large avec les différentes parties prenantes du système de soin pourront alors voir le jour. La législation, qui se veut plus respectueuse du droit des patients, acteurs de leur parcours de soin, en fournit l’occasion.

Le marché du « homecare » : 500 milliards d’euros sur 30 ans

Le déploiement du programme hôpital numérique pourrait ainsi s’inscrire dans un plan faisant droit à la démarche haute sécurité santé (HS2) qui garantirait à tous les Français une protection de leur capital santé. Ce serait une avancée aussi importante pour le monde de la santé que l’adoption par le secteur du bâtiment de la norme haute qualité environnementale (HQE).Elle nécessitera de dépasser la complexité des organisations et des processus de soins, la multiplicité des acteurs concernés, les résistances sociologiques aux changements, la difficulté à lancer des projets de grande ampleur, qui doivent aussi répondre à la mise en place de modèles économiques pérennes.
Il faut enfin envisager cet enjeu de la e-santé comme partie prenante de notre compétitivité, concourant à la réduction des dépenses de santé pour un meilleur service. Il est urgent de tirer parti de ce potentiel de croissance et de répondre en particulier aux besoins du « Homecare », le plus grand marché de l’avenir – soutien à la personne, sa sécurité, son mieux-être, son vieillissement, sa dépendance -, estimé à 500 milliards d’euros sur trente ans.

Guy Mamou-Mani, Président de Syntec numérique et Ghislaine Alajouanine, Présidente du Haut Conseil de la Télésanté/E-Santé Commission Galien, et de Télémédecine sans Frontières.

Source : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130116trib000742412/numerique-et-sante-une-nouvelle-ere-commence.html

Les questions juridiques relatives aux robots

A terme, il y aura un droit des robots comme il y a un droit des télécommunications de l’énergie ou encore de l’informatique.

La robotique constitue incontestablement un levier de croissance de nature à modifier, en profondeur, les modes de production et les modèles économiques existants, en plus de susciter, pour certaines de ses formes, de nouveaux types de rapports sociaux qui ne seraient pas purement humains.

La singularité du robot dans l’espace juridique a vocation à s’accentuer ; symétriquement, tandis que la pertinence de la qualification de bien meuble décroît, la nécessité de doter le robot intelligent d’un statut juridique inédit se fait plus pressante.

Ce mouvement en vase communiquant a ceci de particulier qu’il semble à la fois unilatéral et irréversible : la puissance de l’industrie robotique, l’implication des plus grands acteurs de l’économie numérique, l’importance des enjeux financiers, l’engouement de la recherche et l’appétence sociale constituent, ensemble, une assise particulièrement solide à l’avènement de la robotique intelligente.

Une fois la rupture technologique consommée – résultant de la liberté dont disposera le robot, elle-même alimentée par ses capacités d’apprentissage –, le droit n’aura d’autre choix que de s’aligner.

Source : https://www.alain-bensoussan.com/droit-des-robots/

La French Tech

Qu’est ce que c’est ?

Le terme de French Tech, de l’anglais « french » (français) et « tech » (abréviation de technology) désigne l’ensemble des entreprises et startups françaises implantées dans le domaine du numériques et des nouvelles technologies, en France comme à l’étranger.

la French tech est représentée par un logo qui symbolise un coq. Remarquons que ce symbole est souvent utilisé pour représenter le drapeau tricolore dans les domaines pointus.

Plus concrètement, il s’agit d’un label qui a pour objectif de désigner les teritoires favorables à l’expansion des start-up françaises. Il s’inscrit dans une ambition au niveau gouvernemental de faire de la France une république du numérique. On entend par là la volonté de donner au pays l’opportunité de se démarquer dans les domaines du numérique à travers le réseau d’entreprises implantées dans le secteur qu’est la French Tech.

Comment s’organise la French Tech ?

L’initiative French Tech est tout d’abord organisée selon un réseau de métropoles labélisées French Tech. On a ainsi 13 métropoles françaises labélisées, dont Paris, la capitale de ce réseau. Ces villes ont été évaluées comme favorables au développement d’entreprises et de start-up, de par leur dynamique générale et de par leur contexte économique.

Ensuite, la French Tech a cherché à se rapprocher d’une dimension thématique. Pour ce faire, l’organisation a identifié chaque secteur prometteur pour les start-up françaises. Cela a permis de créer un ensemble de sous-réseaux au sein de chaque métropole labélisée. La French Tech en compte 9 au total, classés par thématiques précises.

  • Santé et bien-être
  • Industrie
  • Edition et animation
  • Transports et mobilité
  • Finance
  • Sécurité et vie privée
  • Distribution
  • Alimentation
  • Domaine sportif

La French Tech en dehors de France

Cette initiative permet à tous les acteurs français de l’innovation de se grouper, notamment pour gagner en visibilité et en crédibilité sur la scène internationale.

C’est dans cette dynamique d’extension à l’international que l’initative French Tech a labelisé d’autres régions à travers le monde, en reprenant les critères de dynamisme, de croissance et de contexte économique favorable. Il s’agit des Frenchtech Hubs. Le terme désigne les régions internationales d’innovation, et a pour ambition de propulser le developpement des entreprises françaises souhaitant s’y implanter. Cette démarche contribue à renforcer une image positive de la France aussi bien pour les investisseurs locaux qu’étrangers. Ainsi, la French tech a désigné 12 hubs à travers le monde.

Ensuite, la French Tech souhaite mettre en oeuvre le processus inverse, à savoir favoriser l’implantation de start-up étrangères sur le sol français. Pour ce faire, l’initiative a crée le French Tech Ticket, permettant aux entrepreneurs étrangers qui le souhaitent, de soutenir l’implation de leur entreprise en France.

Puis, la French Tech attribue des bourses d’une valeur allant de 10000 à 30000 euros pour soutenir les porteurs de projets.

En outre, le rayonnement de la French Tech à l’international se fait par le biais de grand évennements internationaux. Ainsi, les startups françaises de la French Tech profitent de ces réunions pour gagner en visibilité.

La French Tech dans le projet de « République du numérique »

Il faut noter que la France est l’un des pays les plus avancés dans le secteur du numérique, notamment au niveau administratif. Dans le but de continuer le développement des nouvelles technologies du numérique, La France a opté pour un projet, baptisé République du numérique.

Comme dit plus haut, l’initiative French Tech s’inscrit dans une volonté nationale de développer et de diffuser en France les technologies du numérique. Ce plan à moyen terme vise à renforcer le rôle des technologies du numérique comme vecteur de progrès social et comme force économique.

Le projet de république du numérique s’articule autour de trois grands axes qui sont :

  • La libre circulation des savoirs et des informations pour donner à la France une place maitresse dans l’économie du secteur
  • Reglementer l’utilisation des données pour une meilleure protection des utilisateurs.
  • Inclure les français dans les nouvelles opportunités offertes par l’ère du numérique.
Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer